En premier lieu, bienvenue.
Tes questions sont vraiment déroutante!
Elle le sont car je pourrais te qualifier (sans le prendre mal) de Néophyte de la photo.
Ce qu'il te faut en premier lieux c'est une bonne base, permet moi de t'aider un peu dans ce sens là avant que tu te pose des questions sur la ponfondeur de l'échantillonnage couleur d'un capteur selon sa résolution (ce qui entre nous deux n'a absolument rien avoir

)
Je t'offre ta première leçon:
Les bases de la photo:Primo:Avant d'apprendre à faire une photo, je pense que l'essentiel est de savoir comment cela fonctionne.
Sans entrer dans l'histoire de la photo, et sans aller trop loin sur le côté technique, je vais essayer de donner les notions de base qui vont permettre de comprendre le fonctionnement de ton appareil photo.
Que ce soit en argentique, ou en numérique, que ce soit avec le plus simple des jetables, ou avec les appareils moyen format professionnel, le principe reste le même.
Pour faire une photo, il faut que des photons viennent stimuler une surface "sensible" focalisée par un "objectif"
La surface sensible peut-être de toute nature, chimique ou autre. Comme l'objectif peut être un simple trou dans une boite en carton, jusqu'aux objectifs autofocus ultras lumineux.
L'important reste que la surface sensible doit être stimulée par des photons.
Comme l'illustre parfaitement bien le schéma ci-dessous, qui montre le chemin que parcoure la lumière de l'objet (la flèche rouge) jusqu'à la surface sensible au fond de la "chambre noire "

Il existe de nombreuses sortes d'appareil photo. Le plus primaire étant le sténopé qui est une simple boite percée d'un troue ou une image vient se formée dans le font de la boite, la ou on met la surface sensible. (La représentation du dessin qu'on a vu plus haut). Les plus perfectionnés étant les reflex où le chemin de la lumière n'est pas direct jusqu'à la surface sensible, mais parcoure plusieurs "lentilles " ainsi que "miroir " avant d'atteindre le but.
Il n'en reste pas moins que le principe demeure le même.
On ne va pas regarder chaque catégorie d'appareil, ce qui serait trop long, mais nous allons nous contenter de ce qui fait notre quotidien, soit les compacts, et les reflex.
L'objectif
C'est certainement la pièce la plus importante d'un appareil photo. Bien plus importante que le capteur et son nombre de pixels, même plus importants que le boitier en lui-même.
Pourquoi?
Car c'est grâce à lui que vient la qualité de l'image.
Si on a le meilleur capteur du monde et qu'on lui met devant un objectif horrible, la photo sera à la hauteur de la qualité de l'objectif.
C'est grâce à lui que les plus fins détails d'une image peuvent être conduits ou non jusqu'au capteur. (Dont je vais parler plus bas).
L'objectif a pour mission de focaliser l'image sur le capteur, la partie sensible de l'appareil photo.
La quantité de lumière très importante pour l'exposition (que l'on verra plus loin) est directement en rapport avec l'objectif. Comme on le verra plus loin aussi, c'est le diaphragme qui se trouve dans l'objectif même, qui laisse passer plus ou moins de lumière.
Un objectif est composé de plusieurs lentilles. Elles ont pour but de "travailler" la lumière afin que celle-ci arrive de la meilleure façon jusqu'aux parties sensibles du capteur, ou du film. Bien entendu elles sont aussi là pour donner "l'angle de champ" cette notion que l'on connaît plus facilement sous le terme de "zoom"
C'est en fait une impression que l'on a de voir l'image "rapprochée "
Je ne vais pas entrer dans les notions d'optique pour expliquer cette particularité, car ce serait très compliqué, et surtout pas très intéressant pour ceux qui ne sont pas fans du sujet.
Donc, les lentilles sont là pour donner de l'angle de champ, mais aussi pour empêcher quelque comportement bizarre de la lumière (réfraction, diffraction, aberration chromatique...etc) ces comportements bizarres sont en fait dû à la fréquence de chaque couleur qui leur est propre, en gros le rouge n'aura pas la même fréquence que le bleu ...etc
De par ce fait, elle n'arrive pas sur un plan égale au même endroit du "plan focal" et sans correction de lentille spécialisée, on aurait des auréoles de différentes couleurs selon la luminosité et les sujets (d'ailleurs, certains objectifs de mauvaise qualité ne corrigent pas ces aberrations chromatiques d'une façon idéale)
Il y a encore tout un tas d'autres petits problèmes d'optique que les objectifs devraient compenser grâce à leur lentille. Mais nous allons laisser cela de côté.
Tu auras donc compris que la chose la plus importante dans un appareil photo est l'objectif.
Le capteurC'est grâce au capteur CCD ou CMOS que sur un appareil numérique on obtient des images!
La première chose à savoir, c'est que le nombre de pixels (ou de photosite pour être plus juste) n'est pas un gage de qualité, bien au contraire. (explication par
ICI)
Petite explication facile de comment ça fonctionne.
Un capteur est composé d'une matrice de photosite (ce que tout le monde nomme par erreur pixel) qui sont des éléments photosensibles. Ces éléments sont basés sur un système photoélectrique. En simplifier, la lumière est composée de photons. Ces photons vont venir dans une sorte de puits (le photosite) en arrivant dans ce puis un photon va arracher un électron. Cette information va alors être transformée en signal électrique analogique. Puis encodée de façon numérique.
Si je résume pour chaque photon qui touche le capteur, celui-ci grâce au procédé expliqué ci-dessus, donne au processeur (l'ordinateur de l'appareil) l'endroit exact où cela s’est passé, la quantité de lumière qui est arrivée.
Du coup grâce à ces informations l'image se forme.
Sauf que celle-ci se forme en Noire&Blanc!
Hé oui un capteur est daltonien
Naturellement, ces capteurs sont sensibles à l'ensemble du spectre de la lumière visible. Grâce à un filtre, dit de Bayer, constitué de cellules colorées des couleurs primaires, chaque photosite ou pixel du capteur ne voit qu'une seule couleur : rouge, vert ou bleu. Sur chaque groupe de 4 photosites on trouve un pour le bleu, un pour le rouge et deux pour le vert ; cette répartition correspond à la sensibilité de notre vision.
C'est le logiciel de l'appareil photo qui va recréer les couleurs, en tenant compte des courbes de réponse spectrale pour un résultat final en trichromie
L'expositionNon je ne parle pas encore du fait d'exposer tes oeuvres...on y viendra, mais c'est pas encore le moment.
Je parle de ce petit moment où on "expose" la surface sensible à la lumière pour former l'image.
Comme on l'a vu avec l'explication du capteur, pour former une image il faut que des photons viennent stimuler une surface sensible à la lumière.
Si la quantité de lumière est trop grande, et stimule le capteur trop longtemps la photo sera surexposée :
Comme on le voit sur la photo ci-dessus, l'image devient trop claire, on a droit à une espèce de gros pâté blanc.
Au contraire si on n’a pas assez de lumière, on aura une image sous-exposée :

L'image est sombre et perd des détails dans les ombres notamment.
Le but du jeu est donc d'obtenir une image exposée de la façon la plus parfaite possible, soit en respectant la dynamique de l'image, et les détails s’y trouvant.

Pour cela on utilise deux choses.
1
la vitesse d'obturation2
le diaphragmeLa plupart du temps, les gens qui ne sont pas amateurs de photo ne pensent pas à ce genre de détails. En effet, l'appareil "calcule" l'exposition tout seul, c'est ce qu'on appelle le mode automatique.
On trouve aussi sur les compacts et les reflex entrés de gamme, des programmations pour des "scènes" données. Comme, photo de portrait, photo de nuit, photo d'action...etc
Ces automatismes se débrouillent très bien dans la majeure partie des cas, mais ne permettent pas de contrôler notre image comme on le souhaite.
La vitesse d'obturation est la vitesse à laquelle le rideau, qu'il soit virtuelle électronique, ou un vrai rideau comme sur les reflex, va s'ouvrir et se fermer.
Par logique on déduit que plus c'est rapide, moins il y a de lumière, et plus c'est lent plus il y a de lumière.
Il ne faut cependant pas oublier que c'est aussi la vitesse d'obturation qui "fixe" l'image.
Tout le monde connait cette photo prise lors d'une soirée toute floue parce que le flash ne s’est pas déclenché !
Si l'image est floue, c'est simplement dû au fait que pour avoir une bonne exposition avec le peu de lumière qu'il y a, l'appareil a mis un temps d'obturation long (de l'ordre de 1/10, voir 1/5 de seconde) du coup, au lieu de figer l'image elle est floue, car l'instant n'a pas été assez bref.
Ce petit défaut des poses lentes peut être utilisé à notre avantage et donner un côté esthétique à une photo d'action, en donnant cette impression de mouvement quand on arrive à bien gérer la vitesse d'obturation.
Le diaphragme est composé de petites lamelles placées dans l'objectif, qui servent à contrôler la quantité de lumière qui va entrer dans l'appareil.
Sur chaque objectif on trouve une valeur ce présentant de cette façon F/2,8-3,5
le F représente bêtement le diaphragme, et les chiffres sont eux la quantité maximum de lumière que peut recevoir l'objectif, tout d'abord à la focale la plus courte (soit le zoom qui grandi le moins) puis le dernier chiffre pour la focale la plus grande (soit le zoom au maximum). Il arrive parfois qu'il n'y ait qu'un chiffre f/3,5, cela peut dire deux choses, la première s'il n'y a pas de zoom (donc pas d'indication du genre 28-105mm) c'est qu'il s'agit d'une focale dite fixe. S'il s'agit d'un zoom, c'est que son ouverture est dite constante. (Cela est le cas d'optique de très bonne qualité)
Plus le chiffre est petit, plus le diaphragme ouvre grand, plus il y a de lumière.
Donc, mieux vaut toujours rechercher un objectif qui a les valeurs les plus petites, car plus une optique est lumineuse, plus tu auras de facilité lors de la prise de vue, surtout pour contrôler ta PDC et dans des endroits sombres.
Tu as donc compris que l'on ouvre le diaph lorsqu'une scène est peu éclairée, et on ferme le diaph lorsqu'au contraire une scène est très éclairée (en plein soleil à midi au mois de juillet)
Avec le diaphragme il y a aussi des notions de Profondeur De Champ, que l'on appelle PDC.
Cette partie un peu compliquée, que je développerais volontiers une autre fois plus en détail pour toi une autre fois, en gros sert à gérer le flou d'une photo:
Sur les trois images ci-dessus on voit que le sujet principal est la flamme de la bougie. Elle est nette sur les trois photos. Sur l'image du haut, la flamme est nette et tout le reste est flou. C’est ce qu’on nomme une faible profondeur de champ (ou courte). L’ouverture du diaphragme était à F/ 2,8. Celle du milieu nous montre que la netteté s’étend. Le diaphragme était réglé à F/10. Quant à la dernière, tout devient plus net. Le diaphragme était fermé à F/22.

Comme je l'ai dit, cette notion est un peu compliquée et mériterait qu'on s'y attarde une autre fois.
Néanmois si le concept t'intéresse, il y a sur ce site
http://www.photo-clisson-getigne.org une très bonne explication détaillée, et si tu aimes la technique et les maths appliquées, une explication encore plus pointue ce trouve là:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Profondeur_de_champUne dernière chose sur la PDC, dans les compacts elle est quasi inexistante, dans le sens ou la PDC est presque toujours très étendue (bien plus que la photo du bas) ce "problème" est dû à la taille du capteur, mais pour te l'expliqué il faudrait rentré dans des détails d'optique très très difficile!
Tu auras certainement compris en lisant ce que je viens d'écrire, l'ouverture et la vitesse d'obturation sont indissociables l'une de l'autre. Ils fonctionnent en binôme, en symbiose.
Quand la valeur de l'un bouge, la valeur de l'autre va aussi bouger.
Si on ouvre le diaph au maximum, l'exposition va se raccourcir, si on ferme le diaph au maximum, l'exposition va s'allonger.
Je crois que maintenant tu as de bonnes bases, si tu as des questions, n'hésite pas!!!